Guide Bordeaux

Edition du 18/04/2017
 

Château HAUT-MARBUZET

Rare

Château HAUT-MARBUZET

Au sommet.


Le 2011, est plus “Saint-Estèphe”, avec une belle structure, un vin dense et persistant, bien corsé, qui sent bon la framboise, la prune et l’humus, d’excellente bouche. Superbe 2010, qui dégage un très beau nez, des tanins bien présents mais enrobés, un vin très équilibré, au nez intense, dense au palais, où dominent la fraise des bois mûre et le poivre, mêlant structure et charnu. Le 2009 est splendide : de la finesse, de la complexité, de l’amplitude, un très grand vin où s’entremêlent la fraise des bois mûre, la griotte et l’humus, un vin corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime déjà très séducteur mais de grande évolution. On poursuit avec ce 2007, classique du millésime, ample, très parfumé, tout en souplesse, très agréable sur un civet de lapin ou des ris de veau sur canapé. Le 2006 semble se refermer, très typé par ce terroir de Saint-Estèphe, avec des nuances de myrtille et de grillé, de bouche puissante. Le 2005 se goûte très bien, dense, souple, structuré, au bouquet subtil et intense à la fois, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel. Le 2004 est exceptionnel. Très parfumé, très complexe, aux nuances de fruits noirs macérés, de cuir et d’épices, de bouche charnue mais distinguée. Le 2002 est dans lignée, un beau vin ample, riche au nez comme aux papilles, avec ces notes de mûre et d’humus, aux tanins savoureux, coloré et dense. Somptueux 2001, l’une des plus jolies bouteilles dégustées, à la fois très souple et dense, d’une grande ampleur, développant un nez envoûtant où les fruits cuits côtoient le poivre rose et le musc, d’une longue finale, idéal sur une cassolette de ris et rognons de veau à la moutarde ou un simple tournedos grillé. On s’oriente ensuite vers ce qui fait la force d’un grand vin, sa capacité d’évolution, en faisant un “saut” vers ce 1990, d’une grande longueur, au nez comme en bouche, avec ce côté légèrement “rancio” qui lui va parfaitement, aux tanins généreux, avec cette bouche bien charnue, ample et séduisante. Le 1989 est plus “chaud”, dominée par les fruits à noyau et la cannelle, un vin que l’on appréciera sur un foie gras aux figues, par exemple. Le 1987 parvient à maturité, il est à son apogée. Le 1982 ne fait pas son âge, mêlant densité et harmonie, tout en nuances d’arômes, où dominent la réglisse et les épices, de bouche intense, vraiment remarquable. On poursuit avec ce 1978, très classique, et du millésime et de son terroir, où se décèlent des connotations de de fruits à noyau et de fumé, tout en bouche comme le 1975, surprenant par sa vivacité, sa couleur, son ampleur, comme ce grand 1970, lui aussi, d’une bouche dense, subtilement parfumée (champignons, cuir), avec des tanins raffinés, un vin qui emplit le palais. Henri Duboscq et sa sœur Anne-Marie se sont associés à Philippe Jorand pour lancer un vignoble de 13 ha qui s'étend sur les communes de Gaillan et de Queyrac. On y goûte ce joli Médoc Château Layauga-Duboscq cuvée Renaissance 2011, plus souple, plus facile, d’un beau rouge sombre, charpenté, avec des tanins boisés bien présents, très aromatique et ample, avec de la persistance. Le 2010 est évidemment plus dense, bien charnu comme le 2009, harmonieux, aux connotations fruitées, aux notes d’humus et de vanille, alliant une bonne base tannique à une finesse persistante. Excellent 2008, qui parvient à maturité, tout en couleur et en matière, au nez de griotte et de fumé, aux tanins mûrs.

   

Château HAUT-MARBUZET

Henri et Bruno Duboscq
1, rue Saint-Vincent
33180 Saint-Estèphe
Téléphone : 05 56 59 30 54
Télécopie : 05 56 59 70 87
Email : infos@haut-marbuzet.net





> Le palmares des vins


CLASSEMENT POMEROL
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LES MEILLEURS RAPPORTS QUALITE-PRIX-TYPICITE DE L'ANNEE

Les Classements du site sont réactualisés en permanence en fonction des dernières dégustations, découvertes, coups de cœur, déceptions...


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PREMIERS GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
PETRUS (Hors Classe)
LA FLEUR PETRUS
TROTANOY
BEAUREGARD
LA CROIX
CANON-CHAIGNEAU (Lalande-de-Pomerol)
CLOS RENÉ
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
CERTAN DE MAY DE CERTAN
MAZEYRES
BELLEGRAVE
LE CAILLOU
LA CROIX-TOULIFAUT
ROQUEBRUNE (Lalande-de-Pomerol)



DEUXIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CANON (Canon-Fronsac)
GABY (Fronsac)
ROUMAGNAC LA MARECHALE (Fronsac)
BELLES-GRAVES (Lalande-de-Pomerol)
BOURSEAU (Lalande-de-Pomerol)
MOINES (Lalande-de-Pomerol)
MAZERIS (Fronsac)
PETITE CROIX (Lalande-de-Pomerol)
VOSELLE (Lalande-de-Pomerol)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
LA GANNE
ARNAUDS (Lalande-de-Pomerol)
FERRAND
LAFLEUR DU ROY
CLOS DU PÈLERIN
VIAUD (Lalande-de-Pomerol)
PLINCE
VALOIS
LA CROIX ROMANE (Lalande-de-Pomerol)



TROISIÈMES GRANDS VINS CLASSÉS

CATEGORIE A
Priorité à la puissance
CHEVROL-BEL AIR (LP)
SIAURAC (LP)*
(TAILLEFER*)
CARLES (Fronsac)
CATEGORIE B
Priorité à l'élégance
BOIS DE LABORDE (LP)
ROCHES FERRAND (LP)

> Nos coups de cœur de la semaine

Château BRONDELLE


Ce propriétaire sympathique élève soigneusement son Graves rouge Château Andréa 2012, corsé et savoureux, aux tanins riches, souples et très bien équilibrés, un vin au nez intense (mûre, groseille, épices...), de bouche persistante. Il y a le Graves Classic blanc 2015, Sauvignon et Sémillon, et le Graves Classic rouge 2013, Merlot et Cabernet-Sauvignon, tout en bouche, un vin tendre, léger, vif, à prévoir sur une tarte à l’oignon ou une salade nordique. Goûtez son Sauternes Grande Réserve Châ- teau Fontaine 2011, un vin fin et savoureux, ample et velouté, de belle couleur, au nez riche et bien présent dominé par des notes de paingrillé et de petits fruits macérés. Joli Bordeaux Supérieur Château Bras d’Argent 2014, de bouche bien corsée comme il le faut, généreux, aux tanins agréablement fondus, Beau Pessac-Léognan blanc Château d’Alix 2014, très aromatique, un vin floral et onctueux, d’une belle fraîcheur persistante. Le Pessac-Léognan rouge Château d’Alix 2014, de robe grenat soutenu, a un nez de fumé et de prune, en bouche, des nuances de fruits cuits et de cannelle, mêlant ampleur et structure.

Jean-Noël Belloc

33210 Langon
Téléphone :05 56 62 38 14
Télécopie :05 56 62 23 14
Email : chateau.brondelle@wanadoo.fr
Site personnel : www.chateaubrondelle.com

Domaine L'ENTRE DEUX MONDES


Le choix de la culture biologique était évident pour ce passionné vétérinaire ostéopathe, créateur et organisateur de la Foire Biologique et artisanale de Libourne depuis 1999, qui s'est lancé dans l’aventure en 2004 avec 2,53 ha de vignes installées sur deux coteaux orientés nord-sud pour les Merlots (70%) et est-ouest pour les Cabernets-Sauvignon (30%). Les parcelles sont d’âges différents : 15, 30 et 50 ans. Vendanges manuelles et conviviales, tris sur pieds et sur table à l’entrée du chai, vinification sans apport de levures, élevage en cuves et en barriques. “Mon objectif premier, dit Jean-François Moniot, est de produire un vin que j’aime et que je puisse avoir du plaisir à partager entre amis. Ma ligne de conduite est l’apprentissage et le respect d’un terroir et d’un lieu, pour élaborer un vin sincère et authentique.” Coup de cœur pour ce Bordeaux Supérieur cuvée Azur 2010, médaille d'Argent Vins Bios, cuvée spéciale de Merlot, un vin ayant de la charpente tout en conservant une jolie rondeur, avec des notes de fruits surmûris. Le Bordeaux Supérieur 2012 Bio (80% Merlot, le reste en Cabernet-Sauvignon), est de jolie robe, bouqueté, au nez de petits fruits rouges frais, de très bonne charpente, aux tanins équilibrés, très charmeur. Excellent 2011, aux notes de fruits rouges et d’humus, velouté, au bouquet très fin, de bouche puissante, ample, aux tanins soutenus et souples à la fois, très savoureux. Le 2010 est plus riche, bien sûr, parfumé et persistant, aux tanins équilibrés, et mêle une charpente certaine à une jolie souplesse au palais, de bonne garde comme le 2009, avec ces notes de fruits mûrs d’épices et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante. Il y a encore son Bordeaux Supérieur Adélaïde 2011 Bio, riche mais fin, très parfumé, au nez complexe où dominent les fruits mûrs et les épices, harmonieux.

Jean-François Moniot
49, chemin de l'Escarderie
33141 Villegouge
Téléphone :06 08 05 62 47 et 05 57 24 39 60
Télécopie :05 57 84 55 40
Email : moniot@wanadoo.fr
Site personnel : www.lentredeuxmondes.fr

Château de LAUBERTRIE


Propriété familiale depuis le XVIe siècle. L'Auberterie est une formation du haut moyen âge; la famille Pontallier y apparaît dans les textes depuis la fin du XVI ème siècle. Ancien fief de la Baronnie de la Rivière au Duché de Fronsac, elle rejoint le Cubzagais à partir de la révolution française. Les bâtiments d'exploitation remontent au XVIII et XIXee siècle, la maison d'habitation a été surélevée et terminée en 1863. Marie-Christine Pontallier est secondée par ses enfants, Arnaud et Benoit, qui s'impliquent de plus en plus. Le Domaine compte 15 ha de vignes, situés sur un plateau argilo-calcaire. La culture y est traditionnelle, les vins sont élaborés de façon artisanale, en essayant de respecter les caractères du terroir et de chaque millésime. Le travail du sol privilégie les procédés mécaniques et l'enherbement naturel. Les vendanges se font manuellement. Toujours au sommet de son appellation avec ce Bordeaux rouge 2014, riche et charnu, au nez dominé par le cassis, le cuir et les sous-bois, un vin prometteur, aux tanins puissants et soyeux à la fois, de très bonne garde, un vin parfait sur, notamment, des brochettes d'agneau grillées ou un sauté de veau Marengo.  Le Bordeaux blanc, avec beaucoup d’arômes de fleurs (jasmin) et de fruits, est charmeur, un vin de bouche ample, avec ces nuances de poire mûre et de fruits secs au palais. Joli Crémant de Bordeaux, 80% Muscadelle et 20% Cabernet franc, à la mousse ample et florale, tout en délicatesse, vif et harmonieux, un vin qui sent la noix fraîche et la pêche blanche.   Parfait pour une halte dans le vignoble, deux gîtes**** sont disponibles sur place.

Marie-Christine Pontallier
50, route de Laubertrie
33240 Salignac
Téléphone :05 57 43 24 73
Télécopie :05 57 43 17 24
Email : domainedelaubertrie@orange.fr
Site : www.vinsdusiecle.com/domainedelaubertrie
Site personnel : www.chateau-laubertrie.com

CHATEAU HOURBANON


Apparue officiellement en 1893, c’est en 1974 que Rémi DELAYAT racheta et réhabilita cette exploitation de 13 ha. Après sa disparition, son épouse Nicole, continua cette réhabilitation toujours dans la quête de la qualité et du respect du terroir. C’est aujourd’hui Hugues, leur fils qui, depuis 1997, poursuit cette quête dans le respect de ces valeurs et de ces traditions, comme en attestent nos pratiques culturales (forte densité de plantation, labours exclusifs des sols, lutte raisonnée puis conversion Bio, vendanges manuelles et table de tri, maîtrise des rendements). Vous pourrez découvrir ce Médoc 2009, qui a collectionné les récompenses (médailles d’Or au concours des Vignerons Indépendants, d’Argent au Mondial du vin, d’Argent au concours International de Bruxelles, de Bronze à l’International Wine Challenge), un vin marqué par des notes de fruits noirs et des touches finement épicées, de bouche ample, aux tanins fermes, alliant structure et fondu. Le 2008 est un bel exemple de la typicité des vins de ce domaine, un grand millésime classique du Médoc, de bouche puissante et dense, qui dégage des nuances de framboise, d’humus et de réglisse, d’une structure soutenue, un vin charnu, aux tanins mûrs mais riches, d’une finale complexe, de garde, bien sûr. Excellent 2007, médaille d’Or au concours des Vignerons Indépendants et d’Argent à l’Interntional Wine Challenge, dense et puissant au nez comme en bouche, avec ses tanins savoureux, au nez de fruits cuits (cassis, myrtille), d’une jolie finale délicatement épicée.

Hugues Delayat

33340 Prignac-en-Médoc
Téléphone :05 56 41 02 88
Email : hourbanon@vinsdusiecle.com
Site : hourbanon
Site personnel : www.hourbanon.com


> Nos dégustations de la semaine

Château FONTESTEAU


Le Château, bâti et fortifié au XIIIe avec les moellons arrachés aux terres qui l'entourent, a été entièrement rénové en 1997 et s'érige au sein d'un bel environnement naturel de 100 ha, dont 32 de vignes élevées dans les principes de lutte raisonnée qui minimisent l'emploi de produits de synthèse en intégrant les défenses naturelles de la vigne (60% Cabernet-Sauvignon, 29% Merlot noir, 10% Cabernet franc, 1% de Petit-Verdot). Terroir sablo-graveleux sur dalle calcaire. Vinification traditionnelle dans une cuverie moderne en Inox équipée d’une régulation thermique, cuvaison de 3 à 4 semaines, élevage de 12 mois dans quelque 700 barriques de chêne des meilleures origines françaises. Renouvellement de 25% de barriques neuves par an... Dominique Fouin apporte une attention particulière à l'état de ses ceps en remplaçant ceux qui méritent de l'être afin de maintenir toujours un niveau optimal, et propose 3 vins : Fontesteau, Messire de Fontesteau et Variation de Fontesteau.
“Le 2015 est une belle réussite avec un rendement de 40 hl à l'hectare, nous explique Dominique Fouin. Il a une belle concentration, de beaux tanins, une belle couleur acquise durant la cuvaison, une belle structure, un beau fruité. Ce vin s'est construit pendant les longues macérations qui lui ont été bénéfiques et il s'est révélé avec le temps. Millésimes en vente en 2016 : 2008, 2009, 2010, 2011, 2013, 2014.
Récompenses obtenues : médaille d'Argent pour le 2012 aux Vinalies Internationnales, médaille de Bronze pour le 2013 à Bordeaux, médaille d'Or pour le 2012 en 2014 à Bordeaux.”
Son Haut-Médoc Cru Bourgeois 2014, 61% Cabernet Sauvignon, 36% Merlot et 3% Cabernet franc, m’a bien plu, savoureux en bouche, structuré, bien marqué par son Terroir, gras et persistant, intense en arômes comme en structure, avec ces nuances de cassis et de sous-bois et de réglisse (13 €). Joli 2013, de robe grenat, aux notes discrètes de sous-bois et de prune, mêle charpente et souplesse, bien typé, aux nuances de fraise des bois et d’épices au palais, de bouche à la fois puissante et velouté. Excellent 2011, qui développe des notes subtiles et intenses de petits fruits noirs cuits et de réglisse, un vin tout en bouche, à la robe foncée, légèrement épicé en finale, avec des tanins mûrs et une charpente ample, à prévoir sur des pigeonneaux aux petits pois, voire un porc au caramel. 
Superbe 2010, classique de ce très grand millésime bordelais, riche en couleur, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents, un vin velouté, parfumé, de belle matière, très réussi, donc très bien classé. Beau 2009, qui a largement mérité sa médaille d’Or Challenge International du Vin 2011, au nez dominé par le cuir et les framboises, d’une belle intensité en bouche, qui allie distinction et richesse, un beau vin ample et très savoureux, d’une belle finale (un cadeau pour (13,50 €). Le 2008 est de couleur pourpre, avec des arômes de fruits et d’épices, soyeux et dense, harmonieux, de belle charpente. Profitez également des sept chambres du gîte.

Dominique Fouin

Château La MARZELLE


“Au sommet. Des vins d’une grande élégance, qui mêlent distinction et matière, tout ce que l’on aime !
J’apprécie depuis le début Philippe Genevey, qui dirige ce grand vin chaleureux, élégant, avec beaucoup de chair, aux tanins soyeux, résultat d’un travail de passionnés qui s’attachent à laisser s’exprimer au mieux ce grand terroir.
Au XVIIIe siècle, le Domaine de La Marzelle appartenait à la famille Largeteau. Celle-ci le tenait des Religieux de Faises, seigneurs de fiefs très étendus et dont on retrouve la vieille abbaye, non loin de là, aux Artigues de Lussac. C’est en 1998 que la famille Sioen achète la propriété et s’emploie à lui redonner ses lettres de noblesse.
“La Marzelle étend ses 17 ha de Merlot (70%), de Cabernet franc (15%) et de Cabernet-Sauvignon (10%) sur un superbe terroir de graves, d’argiles et de sables : la Haute Terrasse de Saint-Emilion, me précise Philippe Genevey. Elle a été formée, il y a 2 millions d’années au pléistocène inférieur par l’Isle qui coulait par ici jusqu’à la Dordogne. D’où l’explication des galets rubéfiés. Une orientation bio a été prise depuis 1988, avec l’utilisation de cuivre, de soufre, de calcium et de tisanes. De nombreuses opérations manuelles viennent peaufiner la maturation optimale des raisins. C’est la “prophylaxie”, méthode naturelle qui consiste à mettre la plante dans les meilleures conditions de dépense contre les agressions extérieures, des maladies et du climat. Cette année un nouveau système de réception de vendange a été mis en place. Les raisins, vendangés manuellement, sont amenés au chai en cagettes. Après le passage sur une première table de tri vibrante, ils sont égrenés dans un égrappoir puis plongés dans un Tribaie dans lequel les grains les plus mûrs sont sélectionnés par leur densité. Le nouveau cuvier, inauguré en 2012, offre, avec ses cuves tronconiques en Inox, double paroi, une facilité de travail incroyable.” En Bio depuis 2008, le millésime 2015 sera le premier en Biodynamie.”
Très belle dégustation verticale sur place, qui confirme sa place dans le Classement. On le comprend aisément, en effet, avec ce Saint-Émilion GCC 2013, marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau), de bouche pleine, ample et velouté, d’une belle concentration tout en rondeur, tout en charme. Remarquable 2012, très gourmand, de robe pourpre, intense, aux tanins riches, très équilibré, très charnu, au nez dominé par les fruits rouges et la truffe, de bouche puissante et fondue à la fois, d’évolution prometteuse. Le 2011, au nez où s’entremêlent des notes d’épices et de fruits rouges mûrs, est structuré, d’une belle ampleur, complexe, un vin encore jeune, qui demande à se fondre.
Superbe 2010, un très grand vin, de couleur cerise intense aux reflets pourpres, au nez distingué et persistant de fruits noirs et d’épices, aux tanins bien enveloppés, un vin puissant, de belle matière, de bouche riche et harmonieuse, de garde, naturellement. Le 2008 est velouté, complexe avec ces nuances de fruits mûrs et de notes vanillées, d’une grande netteté, est un vin complet, ample et très équilibré, et poursuit une très belle évolution, même s’il se goûte parfaitement, actuellement.  
Le 2007 est vraiment très bon, avec une jolie fraîcheur, un vin minéral, tendu, où se développent des connotations de mûre, de groseille et de fumé, corsé mais velouté, avec cette bouche soyeuse en finale. Le 2006, complexe, harmonieux, aux connotations fruitées et épicées, aux tanins mûrs et riches, est classique et puissant, élégant, avec de la matière, et poursuit une évolution prometteuse. Le 2004 est remarquable aujourd’hui, riche en couleur comme en persistance, aux tanins fermes et fins à la fois, corsé, tout en bouche, très chaleureux, au nuances de fraise cuite, de truffe et d’humus, parfait aujourd’hui sur un sauté de veau et de rognon à la crème ou un tournedos aux cèpes.

Gérant : Philippe Genevey

Château PICHON-COMTESSE


Au sommet. Appartient à Roederer. J’ai été très heureux de revoir Nicolas Glumineau (auparavant à Montrose), qui dirige désormais cette propriété splendide, que je “suis” depuis mon premier Guide. Il faut avouer qu’il nous avait préparé une dégustation splendide, avec des millésimes majestueux, sur trois décennies !
On commence par ce très grand Pauillac 2014, très parfumé, volumineux, d’une belle couleur pourpre, charnu et parfumé, au nez persistant de petits fruits rouges mûrs, de cuir et de sous-bois, avec beaucoup de matière mais tout en distinction. Le 2010 est l’un des plus beaux vins de la presqu’île dans ce millésime de grande race, où l’élégance vient épauler une structure dense, un très grand vin, très classique comme on les aime, où le terroir s’est exprimé tout particulièrement, qu’il faut savoir attendre. Le 2009 suit, un grand vin, est encore très jeune, racé, tout en puissance, avec beaucoup de matière, des arômes de fruits rouges surmûris et de cuir, garant également d’un grand potentiel d’évolution. Le 2005, très corsé, est représentatif de ce millésime atypique bordelais, parfois trop “chaud”, de bouche flatteuse et riche à la fois, tandis que le 2000, beaucoup plus classique, est particulièrement savoureux, d’une grande intensité au nez comme en bouche (cuir, griotte confite, sous-bois…), gras, un grand vin parfumé, tout en bouche, de grande évolution, vraiment superbe. 
Le 1996 est vraiment exceptionnel, un grand vin très distingué, très fin, ample, aux connotations de cerise confite, de sous-bois et de cannelle, un vin envoûtant, aux tanins enrobés, qui poursuit une fort belle évolution. Le 1995, lui, possède son propre style, dense, complexe, mêlant charpente, élégance et puissance aromatique, de couleur pourpre, avec des arômes de fruits rouges surmûris et de cuir.

Nicolas Glumineau

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Edition du 21/02/2017
Edition du 14/02/2017
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Edition du 17/01/2017
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Edition du 03/01/2017
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Edition du 21/06/2016
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Edition du 07/06/2016
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Edition du 17/05/2016
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Edition du 26/04/2016
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Edition du 26/01/2016
Edition du 19/01/2016
Edition du 19/01/2016
Edition du 12/01/2016
Edition du 05/01/2016
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Edition du 22/12/2015
Edition du 15/12/2015
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Edition du 20/10/2015
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CHARLES SCHLERET


CHAMPAGNE PERSEVAL-FARGE


DOMAINE DE L'AMAUVE


CHAMPAGNE PIERRE MIGNON


DOMAINE GUIZARD


DOMAINE ALAIN VIGNOT


DOMAINE GERARD TREMBLAY


DOMAINE COQUARD-LOISON-FLEUROT


CEDRIC CHIGNARD


DOMAINE DE BELLEVUE


DOMAINE FRANCOIS BERTHEAU



 

 

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